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"Le peuple n'a pas de pain ? qu'on lui donne des roses !"
Depuis quelques années, l'Ethiopie a développé une forte production horticole de roses. Selon une étude gouvernementale éthiopienne, les exportations floricoles auraient rapporté 250 millions d'euros en 9 mois pendant les années 2009 et 2010. Par exemple, à la St Valentin (le 14 février), l'hiver français ne permet pas la culture de roses. Ainsi, 70% des roses vendues à cette période proviennent d'Ethiopie.
Toutefois, ce commerce issu de la mondialisation a des inconvénients. Certes, le chômage baisse avec la création d'emplois dans ces exploitations, mais les conditions de travail sont très dures et la rémunération est faible (dans la vidéo, l'ouvrière touche 20 euros par mois).
En cette période de grande sécheresse et de crise alimentaire dans la corne de l'Afrique, des questions se posent quant à l'utilisation des terres et des ressources en eau. Le lac Naivasha (au Kenya) qui sert aux cultures florales a été peu à peu asséché et empoisonné par les pesticides utilisés pour les cultures. La situation actuelle de l'Ethiopie rappelle tristement le documentaire d'Hubert Sauper " Le cauchemar de Darwin ", qui montrait que le commerce des perches du Nil par des firmes étrangères, apparemment bénéfique, avait de terribles conséquences pour les populations locales et l’environnement.
L'étude « Accaparement des terres ou opportunités de développement? Investissements agricoles et transactions foncières internationales en Afrique » de l'ONU propose des pistes de réfléxion sur ces problématiques : appréciation préalable prudente des contextes locaux, étude sur l'utilisation des terres, régulation du commerce, supervision de l'Etat, etc. pour qu'un vrai développement économique ait lieu et que l'environnement soit respecté.
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