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Quand des humanitaires sont pris en otage… - Publié le 06/02/2012

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Entretien avec Patrick Verbruggen, co-Directeur de Triangle Génération Humanitaire - Mots-clefs : Humanitaire, Enlèvements, Sécurité


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Le 28 mai 2011, trois employés de l’ONG Triangle Génération Humanitaire étaient enlevés au Yémen, un pays où travaille de longue date l’organisation. Cinq mois de détention, une preuve de vie – une vidéo montrant les trois humanitaires en bonne santé, au bout de 102 jours… Comment une ONG vit-elle ces heures, ces jours et ces mois ? Quels rapports s’instaurent avec les pouvoirs publics français et principalement le Centre de crise du Ministère des Affaires étrangères et européennes, avec les familles, les proches des humanitaires enlevés ? Patrick Verbruggen, co-Fondateur et co-Directeur de Triangle Génération Humanitaire, répond aux questions de Grotius International.

Grotius International : Dans les toutes premières heures, alors que l’enlèvement n’est pas encore validé, que se passe-t-il ?

Patrick Verbruggen : Nous vérifions l’ensemble des éléments et des informations à notre disposition : le trajet qu’effectuaient nos trois amis, nous nous demandons s’ils n’ont pas eu une panne de véhicule, d’essence par exemple ou un pneu crevé, s’ils n’ont pas été retenus par leurs tâches etc. On ne sait pas s’il s’agit d’un enlèvement. Nous soupesons l’ensemble des informations, nous les recoupons. Mais nous savons aussi que nous sommes dans une phase décidée de restriction des déplacements, avec des protocoles de sécurité stricts et respectés par tous…

Très vite s’opère une prise de contact avec les autorités françaises. Nous connaissons bien le Yémen et au regard de nos protocoles de sécurité, inévitablement nous avons pensé assez tôt, en fait, à un enlèvement. La prise d’otages est ensuite confirmée par tout un faisceau d’informations, réunies par les autorités françaises, l’ambassade sur place et les autorités locales. A partir de là on sait, on est sûr. Le Centre de crise (CDC) a une grande expérience de ce type d’évènement. Les relations s’installent avec l’ONG, des relations très professionnelles. On est d’abord sur du factuel. Nous donnons au CDC le maximum d’éléments en notre possession, les trajets effectués par les humanitaires, la façon dont ils étaient habillés, leurs profils etc.../...

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Publié le 06/02/2012 09:24 par portail-humanitaire.org - Contacter l'auteur - Signaler un problème

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